*** Historique du chemin Walter Benjamin à Banyuls sur mer

 

 

  Le 23 août 2000, un couple allemand, Georges et Christin REUTHER, se présentent à la Mairie de Banyuls, pour soumettre leur projet : ils souhaitent honorer la mémoire de leurs compatriotes Hans et Lisa FITKO, émigrés allemands réfugiés à Banyuls et qui ont organisé le passage clandestin des exilés arrivant de Marseille fuyant les nazis, avec l’espoir de la liberté (réseau Varian FRY). Ainsi avaient-ils pris WB en charge  entre Banyuls et la frontière espagnole  au dessus de Port-Bou, par les chemins de vignes.

 

G. et C. Reuthner  proposent alors au maire, Pierre BECQUE, de faire réaliser –à leurs frais- un monument à la mémoire de H. et L. FITKO.

 

 Après acceptation officielle, en échange de cette offre généreuse, la municipalité leur a offert un terrain au Puig del mas et l’autorisation de réaliser le monument, qui fut inauguré en janvier 2001.

 

A partir de ce moment, la municipalité de Banyuls et le nouveau maire Roger RULL ont œuvré à la mise en place du chemin de Walter BENJAMIN, en collaboration avec l’ajuntament (mairie) de Port Bou.

 

L’inauguration de la signalisation historique et Culturelle du « Chemin de Walter Benjamin » a eu lieu le dimanche 24 juin 2007.

 

Le départ de ce chemin commence  symboliquement au Puig del mas devant le monument FITKO. Sa  forme élancée évoque l’échappée, l’espoir de la liberté, le pendant inverse du monument de Dany Karavan.

 

Le Chemin est devenu un lieu mémoriel de randonnée très fréquenté.

 

En 2016 une centaines de touristes étrangers (dont 80% d’allemands, 10% d’Anglais) reçus à l’Office du tourisme et à la Maison de la Randonnée de Banyuls  ont été intéressés par la randonnée. 

 

Depuis des années, Jean-Pierre Bonnel, auteur d'un livre sur les derniers instants du philosophe, fait découvrir l'itinéraire à des amis.

 

Avec l'Association W.Benjamin, depuis sa création à Banyuls au printemps 2015, J.P.Bonnel, devenu président, organise des randonnées culturelles, plusieurs fois par an, et, en particulier, lors des journées commémoratives de la mort de WB (entre le 22 et 27 septembre). 

 

Le projet, désormais, est de signaler, de baliser de façon plus culturelle et mémorielle, cet itinéraire d'exil et d'exode : en implantant douze "médaillons" de métal (ou de cuivre) dans des enrochements, à des endroits précis (cols, sources…) décrits par la penseuse Lisa Fiitko, qui a décrit ces derniers instants de septembre 1040, dans son livre Le chemin des Pyrénées.

 

Ces signes, ou indices de mémoire porteront le nom des villes importantes de la vie de Walter Benjamin : Berlin, Berne, Paris, Ibiza, Turin, Moscou...